Dossier · Portugal
Tremblement de terre de Lisbonne, 1755 : ce qu’il a changé
Le tremblement de terre de Lisbonne est le séisme qui frappa la capitale portugaise le samedi 1er novembre 1755, jour de la Toussaint. La mer entra ensuite dans la ville basse, puis un incendie brûla plusieurs jours. Le nombre de morts et la magnitude restent discutés. La reconstruction qui suivit a dessiné la Baixa Pombalina, et le désastre a traversé la pensée européenne, de Voltaire à Kant.
Cette histoire est aussi une leçon de cinq minutes dans Pépite. Essayer les premières cartes
En quelques dates
- 1er novembre 1755Le séisme, la mer, le feuUn peu après neuf heures et demie, selon Mendonça. Six à sept minutes de secousses, trois entrées de la mer, cinq ou six jours d’incendie.
- 1756Treize questions à chaque paroisseDe Monção à Vila Real de Santo António : l’heure, la durée, le sens de la poussée, la marée, l’incendie. On en relit les réponses aujourd’hui.
- 1756Voltaire, Kant, puis RousseauLe Poème sur le désastre de Lisbonne, les trois textes de Kant entre janvier et avril, la lettre de Rousseau du 18 août.
- 1758Les Memorias offertes au roiQuatorze providences, de la peste redoutée aux moyens de rebâtir la ville, chacune suivie des documents qui la prouvent.
- 1758Mendonça publie son enquêteDans l’Historia universal dos terremotos : dix mille morts, et la méthode qui y mène, deux ou trois voisins interrogés par rue.
- 1760Michell parle d’ondesDevant la Royal Society, il décrit le séisme comme une onde qui se propage dans la Terre, et en cherche l’origine au large.
Que s’est-il passé le 1er novembre 1755 à Lisbonne ?
Un séisme frappe Lisbonne le samedi 1er novembre 1755, un peu après neuf heures et demie du matin. L’heure vient de Joachim José Moreira de Mendonça, qui était là et publie en 1758 une Historia universal dos terremotos où il raconte la journée en détail. Le ciel était sans nuage depuis des jours. La terre commence doucement, le mouvement s’amplifie, et dès la deuxième minute les bâtiments tombent. Mendonça donne six à sept minutes de secousses, coupées de deux brèves accalmies, sous un grondement souterrain que beaucoup prennent pour un gros carrosse lancé au galop.
L’heure exacte, elle, se discute déjà sur place. Un marchand établi à Lisbonne, dont la lettre à un ami en Angleterre est imprimée à Londres la même année, note que les avis divergent : certains disent avant dix heures, d’autres après, mais le plus grand nombre affirme que l’horloge n’avait pas sonné. Le musée Medeiros e Almeida, qui conserve un album de gravures des ruines, retient 9 h 40.
Vient la mer. À ces secousses, écrit Mendonça, le fleuve se retire en découvrant un fond qu’on n’avait jamais vu, puis l’eau revient en montagnes très hautes sur toutes les localités du bord de mer : trois grandes entrées, plus quelques petites. Le marchand, qui se trouvait sur la grande place devant le palais, dit avoir vu l’eau monter d’un coup de plus de vingt pieds et redescendre à son niveau en moins d’une minute.
Le feu achève la ville. C’est la Toussaint : les autels sont illuminés dans chaque église, les feux de cuisine sont allumés dans chaque maison, et les charpentes s’abattent dessus. Le marchand compte cinq jours d’incendie, le musée Medeiros e Almeida six. Mendonça, qui a parcouru la ville rue par rue, estime que le feu a dévoré le tiers de Lisbonne, là où elle était la plus peuplée, dans des rues étroites bordées de maisons de quatre, cinq et six étages.
Son bilan matériel est le plus précis qu’un contemporain ait tenté : une maison sur dix jetée à terre par la secousse, plus des deux tiers de celles restées debout rendues inhabitables, moins d’une sur trois encore habitable. Les effets, ajoute-t-il, se sont fait sentir sur plus de cinq cents lieues.
Combien de morts a fait le séisme de Lisbonne ?
On ne le sait pas, et on ne le saura pas. Le marchand de Lisbonne l’écrit dès 1755 : par la nature même de la chose, on ne pourra jamais en avoir une connaissance exacte. Lui a entendu parler d’environ trente mille morts, et d’autres, ajoute-t-il, allaient beaucoup plus haut.
Mendonça est le seul contemporain à dire comment il a compté. Interroger deux ou trois personnes par rue sur les absents du voisinage ; demander aux curés ce qu’ils estimaient pour leur paroisse ; écouter les rescapés des églises les plus meurtrières ; raisonner ensuite sur les communautés religieuses, le clergé, la noblesse, les tribunaux et les métiers. Il arrive à cinq mille morts environ le jour même, dans les ruines, dans la mer et dans l’incendie, et autant au mois de novembre parmi les blessés et les malades. Soit dix mille, et il se dit d’avis plus modéré que tout le monde.
Autour de lui, les chiffres s’empilent. Il relève la première lettre imprimée sur le séisme, celle de Joseph de Oliveira Trovão, qui donne soixante-dix mille morts ; le père António do Sacramento, dans une exhortation consolatoire, écrit plus de dix-huit mille ; d’autres raisonnent en parts, le tiers ou le huitième des habitants. Voltaire, en vers, écrit « Cent mille infortunés que la terre dévore ». Quant au dénombrement que le roi fit faire par les curés de chaque paroisse, Mendonça n’en a jamais connu le total et le suppose énorme.
Les travaux récents tiennent la fourchette sans la refermer. Dora Santos Silva, dans la revue +Lisboa de la faculté de sciences sociales et humaines de l’université Nouvelle de Lisbonne, parle d’estimations allant de dix mille à quatre-vingt-dix mille, sans précision géographique. Le musée Medeiros e Almeida retient douze mille à quarante mille victimes. Un chiffre donné seul, ici, cache toujours le nom de celui qui l’avance.
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Les premières cartes de « 1755, le jour où Lisbonne tremble », telles que tu les verras dans l’app.
Le pays qui regardait la mer · 1755, le jour où Lisbonne tremble
Pas un nuage. Dans chaque église, chaque couvent, chaque maison, les autels sont illuminés.
Deuxième étage d’une maison proche du centre. Un marchand est assis dans sa chambre. Vers dix heures, la maison se met à trembler doucement, avec un grondement, comme de lourds carrosses au loin. Aux murs, les tableaux battent. Il comprend : un tremblement de terre. Ce marchand, on ne connaît pas son nom. Garde-le en tête, avec trois autres :
Qui est qui
- Le marchand1755témoin, sans nomÉtabli à Lisbonne, il écrit à un ami en Angleterre au vingtième jour du désastre. Sa lettre paraît à Londres.
- Moreira de Mendonçalivre de 1758témoin, garde des archives de la villeIl écrit sur des heures volées à son sommeil, et promet plus d’exactitude que les autres.
- Joseph Ierdepuis 1750roi de PortugalC’est en son nom que partent les ordres.
- Sebastião José de Carvalho e Melo1699-1782secrétaire d’État du roiAncien envoyé du Portugal à Londres et à Vienne. Le futur marquis de Pombal.
Quelle magnitude, et où était l’épicentre ?
Aucun appareil n’enregistrait les séismes en 1755 : la magnitude de celui-ci est reconstruite, pas mesurée. L’IPMA, l’institut portugais de la mer et de l’atmosphère, place son origine au large, au sud-ouest du cap Saint-Vincent, et estime la magnitude de moment à 8,7. Le catalogue de sismicité de Martins et Víctor, publié en 1990 et présenté dans l’ouvrage que l’IPMA a consacré à l’histoire de la sismologie portugaise, lui donne 8,5. Le musée Medeiros e Almeida annonce 8,5 à 9.
Ces écarts ne sont pas des fautes, ils tiennent à la méthode. Faute de sismogramme, la magnitude se déduit des dégâts décrits et de l’étendue de la zone secouée, donc des témoignages, donc de ce qu’ils valent. C’est aussi pourquoi les réponses des paroisses, recueillies dès 1756, servent encore.
Les contemporains, eux, cherchaient l’origine à tâtons. En 1760, John Michell la situait sous l’océan, quelque part entre les latitudes de Lisbonne et de Porto, sans doute un peu plus près de la première, à dix ou quinze lieues de la côte. Il raisonnait sur la direction d’arrivée des secousses, qu’il prenait chez Mendonça pour Lisbonne : le nord-ouest.
Ce que l’État fait dans les jours qui suivent
La cour logeait à Belém, hors de la ville : Joseph Ier est indemne, et les ordres partent de là, signés par son secrétaire d’État Sebastião José de Carvalho e Melo, le futur marquis de Pombal. En 1758, un livre offert au roi, les Memorias das principaes providencias que se derão no terremoto, range ces décisions en quatorze « providences », chacune suivie des documents qui la prouvent.
La liste donne l’ordre des urgences, et il n’a rien d’abstrait. Éviter la peste que menaçait la corruption des cadavres, puisqu’il ne restait plus de vivants pour les enterrer. Éviter la famine. Soigner les blessés et les malades laissés dans les rues. Ramener les habitants qui avaient fui. Empêcher les vols et punir les voleurs, et faire patrouiller le fleuve pour que le butin ne sorte pas par la mer. Faire venir des troupes. Loger le peuple. La quatorzième et dernière donne les moyens de rebâtir la ville.
Le roi y ajoute une précaution d’un autre ordre : obtenir du pape que saint François Borgia soit tenu pour protecteur contre les tremblements de terre, avec un office de première classe. Et la formule qu’on cite toujours, « enterrer les morts et soigner les vivants », n’est pas de Pombal : la chercheuse Filomena Amador la rend à D. Pedro de Almeida, marquis d’Alorna, et la donne entière, avec sa troisième clause, fermer les ports. Amador note aussi que Carvalho e Melo a voulu qu’on explique aux populations les causes naturelles du séisme.
La reconstruction : la Baixa Pombalina et la gaiola
Lisbonne ne se rebâtit pas comme avant. Le musée Medeiros e Almeida résume le résultat : la ville sort des gravats et des cendres en ville orthogonale, organisée et moderne, voulue par le marquis de Pombal. C’est le quartier qu’on appelle depuis la Baixa Pombalina.
L’ouvrage publié par l’IPMA en 2021 détaille ce que ce chantier a obligé à inventer. La production en série et des principes de préfabrication, d’abord, pour bâtir vite et à bon compte. Puis une structure capable de résister « élastiquement » à la vibration, de sorte que les bâtiments puissent osciller sans rompre : c’est la fameuse construction en gaiola, la cage, une ossature de bois à trois dimensions prise dans la maçonnerie.
Deux décisions comptent autant que la cage. On étudie la hauteur des immeubles et on s’arrête à trois ou quatre étages, là où les rues les plus peuplées en comptaient quatre, cinq et six avant. Et le chantier donne au Portugal son premier règlement écrit de construction, qui préconise des maisons à ossature.
Lisbonne n’est pas seule dans son siècle. Stefania Stellacci, Nicola Ruggieri et Vasco Rato ont mis la Baixa Pombalina d’après 1755 en regard des maisons baraccate d’Italie du Sud d’après 1783 : deux cas de patrimoine antisismique du XVIIIe siècle, comparés dans leurs principes de structure et leur comportement mécanique. C’est ce rapprochement qui dit le mieux ce qu’était la gaiola : une technique pensée contre le séisme suivant.
Le premier séisme étudié scientifiquement ?
L’expression vient d’une enquête. En 1756, un questionnaire de treize questions sur les signes et les manifestations du séisme part vers les paroisses du royaume entier, de Monção au nord à Vila Real de Santo António au sud. On y demande l’heure et la durée, si la poussée venait plutôt d’un côté que de l’autre, si la marée a d’abord baissé ou monté, s’il y a eu un incendie et combien de temps il a duré.
Ce n’est pas un état des dégâts, c’est une tentative de comprendre un phénomène naturel : savoir si la secousse avait une direction, c’était pouvoir en tirer des conclusions pour la reconstruction. L’ouvrage de l’IPMA reprend le jugement du sismologue Montessus de Ballore, cité par Pereira de Sousa en 1919 : ce questionnaire avait un caractère véritablement scientifique, assez étrange pour l’époque.
Ses réponses ont eu une seconde vie. Pereira de Sousa s’en est servi au début du XXe siècle pour son étude de la sismicité historique, et on les relit aujourd’hui dans le cadre de la tectonique des plaques, pour estimer le risque. L’ouvrage de l’IPMA tient d’ailleurs 1755 pour le début de la sismologie moderne et retient deux apports : Kant, pour son interprétation des effets ressentis très loin, et John Michell, qui expose en 1760 devant la Royal Society de Londres le séisme comme une onde élastique se propageant dans la Terre.
Une précision, parce qu’elle se perd souvent. « Premier séisme étudié scientifiquement » décrit cette enquête et ce qu’elle a permis, pas un relevé de terrain : dans la chronologie du même ouvrage, la première étude scientifique menée sur place sur les dégâts d’un séisme est celle de Mallet à Naples, en décembre 1857.
Pourquoi le séisme de Lisbonne a-t-il marqué les Lumières ?
Parce qu’il met en cause l’idée que le monde est bien fait. Filomena Amador le présente comme probablement le phénomène naturel qui a eu, dans l’histoire de l’humanité, le plus grand impact scientifique et philosophique ; l’ouvrage de l’IPMA reprend, lui, l’expression de « tremblement de terre intellectuel » dans l’Europe des Lumières.
Voltaire tire le premier, en 1756, avec son Poème sur le désastre de Lisbonne, sous-titré « Examen de cet axiome : tout est bien ». On y lit « Cent mille infortunés que la terre dévore », et cette ligne qui vise les vivants autant que les morts : « Lisbonne est abîmée, et l’on danse à Paris. » Dans Candide, il fera ordonner un autodafé par l’université de Coimbra pour prévenir les tremblements de terre.
Rousseau lui répond le 18 août 1756. Il déplace la faute vers les hommes : « la nature n’avoit point rassemblé là vingt mille maisons de six à sept étages », écrit-il, et si les habitants avaient été « dispersés plus également et plus légèrement logés, le dégât eût été beaucoup moindre et peut-être nul ». Deux siècles avant qu’on parle de risque, c’est déjà l’idée qu’une catastrophe se construit en partie.
À Königsberg, sur la Baltique, Kant ne commente pas, il enquête à distance. Il rassemble tout ce qui lui parvient et publie entre janvier et avril 1756 trois textes sur le séisme. Il y tient pour une arrogance impardonnable le réflexe d’y lire une punition divine, parce que c’est prétendre interpréter les desseins de Dieu selon les convenances humaines. L’explication la plus courante à l’époque était justement celle du châtiment de Dieu.
Questions fréquentes
- Combien de morts a fait le séisme de Lisbonne ?
- Personne ne le sait. Les estimations vont d’environ dix mille à cent mille, et chacune a un auteur. Moreira de Mendonça, témoin qui a compté rue par rue, arrive à dix mille : cinq mille le 1er novembre, autant dans le mois. Le marchand établi à Lisbonne dont la lettre paraît à Londres en 1755 avait entendu trente mille, et prévenait qu’on ne pourrait jamais savoir. Voltaire écrit cent mille, en vers. Le musée Medeiros e Almeida retient douze mille à quarante mille.
- Quelle était la magnitude du tremblement de terre de Lisbonne ?
- Une estimation, puisque rien n’enregistrait les séismes en 1755. L’IPMA, l’institut portugais de la mer et de l’atmosphère, estime la magnitude de moment à 8,7 et place l’origine au sud-ouest du cap Saint-Vincent. Le catalogue de Martins et Víctor de 1990, présenté dans l’ouvrage de l’IPMA sur l’histoire de la sismologie portugaise, retient 8,5, et le musée Medeiros e Almeida annonce 8,5 à 9.
- Y a-t-il eu un tsunami à Lisbonne en 1755 ?
- Oui. Mendonça, qui y était, décrit la mer qui se retire en découvrant son fond, puis revient en vagues très hautes sur toutes les localités côtières : trois grandes entrées, plus quelques petites. Le marchand dont la lettre paraît à Londres en 1755, posté sur la place devant le palais, a vu l’eau du fleuve monter d’un coup de plus de vingt pieds et redescendre en moins d’une minute. Le musée Medeiros e Almeida parle de vagues d’environ cinq mètres, qui touchent surtout le Terreiro do Paço.
- Qu’est-ce que la gaiola pombalina ?
- La « cage » : une ossature de bois à trois dimensions prise dans la maçonnerie, mise au point pour la reconstruction de Lisbonne après 1755. L’ouvrage de l’IPMA en explique l’intention : une structure qui résiste « élastiquement » à la vibration, de sorte que le bâtiment oscille sans rompre. Elle va de pair avec une hauteur limitée à trois ou quatre étages et avec le premier règlement écrit de construction du Portugal.
- Pourquoi le tremblement de terre de Lisbonne a-t-il marqué les Lumières ?
- Parce qu’il rendait difficile de soutenir que tout est bien. Voltaire s’en sert en 1756 contre l’optimisme, dans son Poème sur le désastre de Lisbonne puis dans Candide. Rousseau lui répond le 18 août 1756 en renvoyant la faute aux hommes, qui avaient entassé là vingt mille maisons de six à sept étages. Et Kant publie à Königsberg, entre janvier et avril 1756, trois textes qui refusent d’y voir une punition divine.
Cette histoire est racontée en cinq minutes
Cinq minutes par leçon, en cartes, avec une question le lendemain pour que ça reste.
- 1755, le jour où Lisbonne tremble
À lire aussi
Sources
- An Account of the Late Dreadful Earthquake and Fire, which destroyed the City of Lisbon, lettre d’un marchand établi à Lisbonne, Londres, J. Payne, 1755 (archive.org)
- Joachim José Moreira de Mendonça, Historia universal dos terremotos, Lisbonne, Antonio Vicente da Silva, 1758 (archive.org)
- Amador Patrício de Lisboa [Francisco José Freire], Memorias das principaes providencias, que se derão no terremoto, Lisbonne, 1758 (archive.org)
- Voltaire, Poème sur le désastre de Lisbonne, 1756, Œuvres complètes, Garnier, 1877, t. 9 (Wikisource)
- Jean-Jacques Rousseau, Lettre à Voltaire sur la Providence, 18 août 1756 (Wikisource)
- Jorge Miguel Ferreira, Da Sismicidade à Ciência dos Sismos : para a História da Sismologia em Portugal, IPMA, 2021
- Filomena Amador, O terramoto de Lisboa de 1755 : colecções de textos do século XVIII, História, Ciências, Saúde-Manguinhos, vol. 14, n° 1, 2007 (SciELO)
- Dora Santos Silva, Como cuidou a medicina dos sobreviventes após o terramoto de 1755 ?, +Lisboa, NOVA FCSH, 2017
- Stefania Stellacci, Nicola Ruggieri et Vasco Rato, Gaiola vs Borbone system : a comparison between 18th Century anti-seismic case studies, International Journal of Architectural Heritage, vol. 10, n° 6, 2016, p. 817-828 (notice et résumé, Ciência-IUL)
- IPMA, exercice d’alerte au tsunami NEAMWAVE12 : le scénario du séisme de 1755, 2012
- Museu Medeiros e Almeida, Algumas Ruínas de Lisboa, causadas pelo Terremoto & pelo Fogo, 2024
Mis à jour le 1er octobre 2026