Pépite

Chapitre · Angleterre · Langue

Trois ans contre quarante

Le dictionnaire de 1755 et ce que sa préface avoue

En 1747, un homme seul s’engage à faire en trois ans ce qu’une académie de quarante membres avait mis quarante ans à faire. Ce parcours lit la préface du livre qui en est sorti, et la lettre qui l’a précédé de deux mois.

Le contexte, d’abord

Une leçon à lire avant les autres, pour poser le décor.

  • Le lieu
  • L’époque
  • Les gens
Trois ans contre quaranteEn 1747, un homme seul s’engage à faire en trois ans ce que l’Académie française avait mis quarante ans à faire avec quarante membres. Le livre paraît huit ans plus tard, en deux volumes.9 min

Les leçons de ce chapitre

  1. 1Enchaîner des syllabesSa préface refuse ce qu’on lui demandait : un dictionnaire ne peut pas embaumer une langue. Il nomme le commerce et la traduction comme causes du changement, et récuse l’idée d’une académie anglaise.10 min
  2. 2Un gueux qui soutient avec insolenceLe dictionnaire de 1755 définit protecteur comme un gueux payé en flatteries. Deux mois avant sa parution, son auteur écrivait au comte qui l’avait fait attendre sept ans dans ses antichambres.10 min
  3. 3Avec une tranquillité glacéeLa dernière page de la préface annonce ses propres erreurs, compare le travail à l’enclume et à la mine, et conclut que le succès n’a plus de goût quand ceux pour qui on travaillait sont morts.10 min

Comment ces leçons sont écrites

Chaque leçon part de sources de première main : Wikisource, Gallica, Persée, archives, musées et instituts. Un fait sans source n’est pas écrit, et chaque leçon liste les siennes en lien direct.

Le rythme

Une leçon, c’est cinq minutes de cartes et quatre questions. Ces questions reviennent ensuite le lendemain, puis à 3, 7, 21 et 60 jours, et c’est ce retour qui fait que ça reste. Une par jour suffit, et tu peux en enchaîner plusieurs.