Chapitre · France · Langue
Une langue qui s’est fait une place
Des Serments de Strasbourg aux pommes
Un serment prêté devant deux armées, une ordonnance royale qui chasse le latin des actes de justice, des expressions qu’on dit sans savoir d’où elles viennent. Ce parcours raconte la langue avec les textes qui en gardent la trace.
Le contexte, d’abord
Une leçon à lire avant les autres, pour poser le décor.
- Le lieu
- L’époque
- Les gens
Les leçons de ce chapitre
- 1D’où vient le français, un serment sous la neigeLe français sort du latin parlé en Gaule, posé sur un fond gaulois et teinté par la langue des Francs. Le recueil de ses plus anciens monuments s’ouvre sur le serment que Louis prête en langue romane, à Strasbourg, en 842.9 min
- 2Villers-Cotterêts, le français à la place du latinEn août 1539, à Villers-Cotterêts, François Ier chasse le latin des actes de justice : deux articles sur cent quatre-vingt-douze. Le même texte fait tenir aux curés le registre des baptêmes, ancêtre de l’état civil.8 min
- 3Tomber dans les pommes, et d’autres expressionsBeaucoup d’expressions gardent une chose oubliée : les moutons d’une farce, le singe d’un péage parisien, une maille à partager. Tomber dans les pommes garde son secret : pâmes ou pommes cuites, personne ne tranche.9 min
Les dossiers de ce chapitre
Des pages libres d’accès : une définition, une frise, les sources. À lire avant, pendant ou après.
- Affaire Dreyfus : les faits, les pièces, les débatsL’affaire Dreyfus est la crise judiciaire et politique née en France de la condamnation, le 22 décembre 1894, du capitaine Alfred Dreyfus pour espionnage au profit de l’Allemagne. Innocent, il est déporté à l’île du Diable ; le véritable auteur de la pièce à charge est couvert, et un officier en fabrique une autre. La Cour de cassation annule tout le 12 juillet 1906.
- Alésia : où était le siège, et ce qu’on y a trouvéAlésia est l’oppidum gaulois où Jules César assiégea et captura Vercingétorix en 52 av. J.-C., l’épisode qui clôt le récit de la Guerre des Gaules. Le site est identifié au mont Auxois, à Alise-Sainte-Reine en Côte-d’Or, où les fouilles ont retrouvé les deux lignes de fortification romaines. Devenue une ville gallo-romaine prospère, Alésia fut délaissée au Ve siècle.
- Charlemagne : ce qu’on sait, et qui nous l’a racontéCharlemagne (vers 748-814) est roi des Francs à partir de 768, puis empereur d’Occident : le 25 décembre 800, le pape Léon III le couronne à Rome. Il règne depuis Aix-la-Chapelle sur un empire qui couvre la France, l’Allemagne et l’Italie du Nord actuelles. Presque tout ce qu’on en sait vient d’un seul livre, la Vie de Charlemagne d’Éginhard, écrite après sa mort par un familier de sa cour.
- Charles de Gaulle : ce qu’il a fait, ce qui se discuteCharles de Gaulle (1890-1970) est un général et homme d’État français. Le 18 juin 1940, depuis Londres, il appelle à poursuivre la guerre et fonde la France libre, puis dirige le gouvernement provisoire jusqu’à sa démission, le 20 janvier 1946. Investi par l’Assemblée le 1er juin 1958, il fait adopter la Constitution de la Ve République et préside la France du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969.
- Charles Martel : le maître des Francs qui ne fut pas roiCharles Martel (vers 688-741) est un chef franc, fils du maire du palais Pépin. Écarté du pouvoir à la mort de son père, il s’impose par les armes et gouverne les royaumes francs au nom de rois mérovingiens qu’il choisit lui-même. En 732, entre Poitiers et Tours, il bat une armée venue d’al-Andalus. Il meurt en 741 sans avoir jamais porté la couronne.
- Clovis : qui était-il, et pourquoi la France s’en réclameClovis (vers 466-511) est un roi franc. Vers 481, il succède à son père Childéric, élimine les autres rois francs, bat Syagrius à Soissons et écrase les Wisigoths à Vouillé en 507. Baptisé catholique à Reims par l’évêque Remi, à une date que les historiens discutent toujours, il meurt à Paris en 511. Presque tout ce qu’on en sait vient de Grégoire de Tours, un siècle plus tard.
Comment ces leçons sont écrites
Chaque leçon part de sources de première main : Wikisource, Gallica, Persée, archives, musées et instituts. Un fait sans source n’est pas écrit, et chaque leçon liste les siennes en lien direct.
Le rythme
Une leçon, c’est cinq minutes de cartes et quatre questions. Ces questions reviennent ensuite le lendemain, puis à 3, 7, 21 et 60 jours, et c’est ce retour qui fait que ça reste. Une par jour suffit, et tu peux en enchaîner plusieurs.