Chapitre · Japon · Langue
Une langue dont on ne connaît pas la parenté
Des noms de lieux étrangers, un accent enregistré, et des mots interdits sur soi
Personne ne sait à quelle famille rattacher le japonais, et la phrase qui le dit a cent quarante ans. Mais on sait beaucoup de choses sur ce qu’il était il y a cent cinquante ans, parce que des étrangers l’ont transcrit lettre par lettre en expliquant ce qu’ils entendaient. Ce parcours lit leurs dictionnaires et leurs grammaires comme des enregistrements.
Le contexte, d’abord
Une leçon à lire avant les autres, pour poser le décor.
- Le lieu
- L’époque
- Les gens
Les leçons de ce chapitre
- 1Quand un nom de lieu dit deux fois la même choseUn cap du nord du Japon s’appelle littéralement « cap cap », parce qu’on a recollé un mot japonais derrière un mot aïnou qu’on ne comprenait plus. Un nom écrit pour son son est un nom qu’on n’a pas compris.10 min
- 2Un accent fixé en lettres latinesLa façon dont le monde écrit le japonais vient du dictionnaire d’un médecin américain. Sa page d’orthographe décrit trois villes qui prononcent autrement, et explique que le f de Fuji n’est pas un f.10 min
- 3Des mots qu’on n’a pas le droit de s’appliquerEn japonais, certains verbes ne s’emploient que pour ce que fait l’autre. En 1888, des mendiants de la rue avaient appris à faire exprès la faute des étrangers pour se faire comprendre d’eux.9 min
Comment ces leçons sont écrites
Chaque leçon part de sources de première main : Wikisource, Gallica, Persée, archives, musées et instituts. Un fait sans source n’est pas écrit, et chaque leçon liste les siennes en lien direct.
Le rythme
Une leçon, c’est cinq minutes de cartes et quatre questions. Ces questions reviennent ensuite le lendemain, puis à 3, 7, 21 et 60 jours, et c’est ce retour qui fait que ça reste. Une par jour suffit, et tu peux en enchaîner plusieurs.