Chapitre · Équateur · Langue
Trois voyelles et huit pays
Le kichwa d’Équateur, de son nom à son orthographe
On écrit cette langue de trois façons, quechua, quichua, kichwa, et chacune désigne autre chose : une famille sur huit pays, les variétés d’un pays, et la langue qui se nomme elle-même. Ce parcours s’appuie sur un linguiste kichwa qui écrit sur sa propre langue, à Quito, en accès libre. Il part du nom et arrive à l’orthographe.
Le contexte, d’abord
Une leçon à lire avant les autres, pour poser le décor.
- Le lieu
- L’époque
- Les gens
Les leçons de ce chapitre
- 1Trois voyelles, et une insulte savanteTrois voyelles, et un auteur du XIXe siècle qui en conclut que la langue est primitive. Les reconstructions retournent l’argument : l’ancêtre commun en avait trois aussi. L’Équateur n’a rien perdu, il a gardé.9 min
- 2La langue est-elle arrivée avec les Incas ?Le kichwa est-il venu avec les armées incas ou avant elles, par le commerce ? La dispute est ouverte, et vers 1530 la langue allait déjà du Chili central à l’Équateur, avant qu’aucun Espagnol n’arrive.9 min
- 3Fixer l’orthographe d’une langue sans écoleUne langue vivante que personne n’a apprise à écrire à l’école, et cinq sous-dialectes pour une seule province. La direction nationale date de 1988 : trois siècles et demi après l’Académie française.9 min
Comment ces leçons sont écrites
Chaque leçon part de sources de première main : Wikisource, Gallica, Persée, archives, musées et instituts. Un fait sans source n’est pas écrit, et chaque leçon liste les siennes en lien direct.
Le rythme
Une leçon, c’est cinq minutes de cartes et quatre questions. Ces questions reviennent ensuite le lendemain, puis à 3, 7, 21 et 60 jours, et c’est ce retour qui fait que ça reste. Une par jour suffit, et tu peux en enchaîner plusieurs.